jeudi 19 avril 2012

Louvre. La Dentellière

Rien ne peut distraire de son ouvrage lent,
La douce dentellière aux doigts fins et précis.
Par la fenêtre ouverte, il entre du printemps,
Le parfum frais des fleurs et, du ruisseau, le bruit.
La pâle lumière de cette après-midi
Caresse son visage, embrasse ses longs doigts.
Les paupières baissées ignorent tout cela :
Seule son œuvre existe et quand vous pénétrez,
Si le parquet grince, ça ne la gêne pas.
Nous sommes des objets, tableaux sans intérêt.


Jan Vermeer © Louvre

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