mercredi 25 avril 2012

Sonnets. Blanc manteau et frimas

Blanc manteau et frimas la campagne effacée
A rendu la copie vierge en sa main glacée
Aucun oiseau tremblant et aucun chien troublant
De son clabaudement le village tout blanc

La cheminée en vain laisse trembler ses flammes
C’est un froid insidieux qui s’immisce dans l’âme
Sous la neige vierge le vert de l’espérance
Est étouffé et l’horizon une carence

Entre ciel et prairie règne un seul brouillard gris
Qui gomme l’horizon comme un enfant rageur
Efface son dessin de ses doigts amaigris

L’hiver est un désert de longs jours de coma
La frêle éternité l’abattement majeur
Un enfer sans flammes Blanc manteau et frimas

Frimas © Mapomme

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