Cette nuit j’ai rêvé que survenait la Paix,
Vers un Éden perdu, debout sur une barque ;
Les songes sont si beaux quels que soient leur aspect,
Portant alors le sceau d’un espoir qu’on remarque.
Si ça n’était un rêve, qui de nuit nous dupait,
Faisant prendre pour vrai une vulgaire arnaque
Dont l’illusionniste sans arrêt se repait,
Notre souhait serait d'un seul coup très patraque.
Sur une île, un étang, une colombe en main,
Déesses ou bien fées attendraient la venue,
D’une paix absolue, après un long chemin.
Non sans quelque embarras, elle était obtenue,
Après des pourparlers, n’ayant rien de communs ;
Les concessions semblent boiteuses et menues.
Ne méprisez jamais une paix permanente,
Qui, si elle est solide, est plus que pertinente !






