Une infernale force avale les massifs
Et comme des enfants, captivés et sans arme,
Devant la cheminée, nous demeurons passifs,
Quand le feu exerce son dévastateur charme.
C’est beau et pourtant laid qu’un pouvoir oppressif,
Qui détruit la beauté des pins comme des ormes,
D’arbres centenaires, dans l’attrait excessif
D’une faim sans borne, gargantuesque, énorme.
Dans ce charme il y a l’attirance et l’horreur,
Face au pouvoir rendant lilliputiens les hommes,
Qui restent désarmés face au feu dévoreur.
Jardins, autos, maisons, l’appétit nous assomment :
L’apparente beauté, qui emplit de terreur,
Ne laisse que laideur, cauchemar sans qu’on dorme.
Les collines noires, sans charme ainsi souillées,
Rendent l’humanité peinée car dépouillée.
La beauté des enfers © Mapomme






