Le vent d'après l'été, discret, a emporté
Lavoir et souvenirs de notre adolescence :
Nombre de nos projets, ensuite, ont avorté,
Car nous manquaient alors certaines connaissances.
D’un futur potentiel, nous avions disserté,
Tant de projets étant en pleine effervescence ;
Nous n’aurions pas sur tout entière liberté,
Ni dans tous domaines aptitude et finances.
Tant d’appétits naissants et si peu d’estomac !
Que le rêve est beau quand notre esprit le tisse,
Laborieuse araignée d’un estival climat !
Sur mille beaux projets, pas un qui aboutisse
Car tous sont retoqués dès les premiers frimas ;
Nos espoirs d’autrefois, peu à peu, en pâtissent.
Ils sont si merveilleux, esquissés au début,
Avant que le concret les mettent au rebus.






