Tout être a traversé un aride désert,
Sans trop savoir pourquoi ses illusions sont mortes ;
À quoi bon, au final, ce long chemin lui sert ?
Le marcheur voudrait-il voir où le vent le porte ?
Il peut très bien rêver de l’écumante mer,
Aux sombres profondeurs où tant d’espoirs avortent ;
Sans cesse un grand nombre dans l’abysse se perd
Même si à plonger toujours son cœur l’exhorte.
On se trouve en un lieu, aux herbages défunts,
Quitté par les troupeaux, les humains et la vie,
Montrant au songe-creux qu’il atteint les confins,
Siège des chimères, de nos âmes ravies.
Alors, le bel espoir ne peut plus être feint
Et la folle quête cesse d’être suivie !
Nous faut-il allumer un nouveau feu sacré
Pour s’enivrer encor de son nectar sucré ?
Voir où le vent nous porte © Mapomme






