Asinus ad lyram :
on voit l’âne
à la lyre,
Se
prenant pour Orphée, avec ses gros sabots,
Il
se croit un génie, au comble du délire,
Quand
il sort des accords que
nul
ne trouve beaux.
Le
Monde grimace, quoi qu’il donne à entendre,
Car
il refuse en bloc
les harmonieux
accords,
Et
se trouve bien loin de la Carte du
Tendre,
Et
même, à l’inverse, causant des haut-le-corps.
C’est
un fils à papa sans talent véritable,
En
permanence usant d’un langage enfantin,
S’emportant
pour un rien, fol esprit
irritable,
Se
montant malhabile et très peu florentin.
Amis
et concurrents demandent quelle école
A
pu le diplômer, tant il semble ignorant
Des
choses de la vie, dans tout acte ou parole,
Montrant
un appétit toujours plus dévorant.
«Retourne
à l’école», disent ses
camarades,
«Et,
par la saine étude, apprends donc le respect !»,
Espérant
lui ôter ses brutales tirades,
Plongeant
dans les ténèbres
d’une absence de paix.
mercredi 23 avril 2025
Élégies. Le cancre de la classe
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