Maîtresse des pensées, Nuit tissée de
silence,
Offre
à nos insomnies cette pénétration
Qui
permet de capter tous les cris qu’on te lance,
Les
maux des oubliés dans la désolation !
Quand
cessent les hauts cris des plaies superficielles,
Qui voulait avoir plus et n’obtient
que son dû,
Des
peines déclarées, bien que non essentielles,
Les
malheurs plus profonds sont alors entendus.
Or,
qui veille en la nuit pour percevoir ces ondes,
Qui
migrent des pays moins bruyants et lointains ?
C’est
un puits ténébreux que très peu
d’esprits sondent,
Où
de tordent les mains des tragiques destins.
Nous
avions un veilleur, oracle des révoltes,
Sachant
mettre en chanson nos plus choquants dégoûts,
Qui
voyait du futur les funestes récoltes
Des
lâches abandons qu’on paie par contrecoup.
Si
nul n’entend la nuit qui semble une onde lisse,
Les
cris, les S.O.S., comme des ronds dans
l’eau,
Aucun
ne les verra qui,
sans fin, s’élargissent,
Pour
éveiller nos cœurs
aux plus vibrants sanglots.
lundi 24 mars 2025
Élégies. Un cri dans la nuit froide
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