La paix, en ce temps-là,
n’était pas éternelle
Mais
les
conflits s’ouvraient sur d’autres continents,
Quand
les canons grondaient très loin de la
tonnelle
De
la gargote calme, au dimanche venant.
On
ignorait encor les grandes tragédies
Des
saignées dans le peuple, à cause du progrès,
Laissant
la société par l’horreur étourdie,
Quand
triomphait la haine exempte de regrets.
Beaux
déjeuners sur l’herbe, où
sont ces beaux dimanches,
Quand
le monde va mieux mais que bat le tambour ?
Bien
qu’ignorant pourquoi, il veut une revanche,
Qui
ouvre les portes d’un monde sombre et lourd.
Que
d’argent dépensé à produire des armes,
Que d’énergie offerte aux
procédés létaux !
Des
glorieux massacres nourriront tant de larmes,
Que
d’aveugles foules vengeront aussitôt.
Si
la mort paye mieux faudra-t-il s’y résoudre,
Ou
bien choisir la vie et un bel avenir ?
Quand
bien même il survient, si tient à en
découdre
Un
tyran, il saura aussitôt l’obtenir.
mercredi 12 mars 2025
Élégies. Aux temps des paix fragiles
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