Nombre de despotes délivrent des discours
Qui semblent guidés par un profond délire ;
L’ordinaire raison semble n’avoir plus cours,
Auquel il manquerait qu’un aède et sa lyre.
C’est un conte énoncé, remis au goût du jour,
Où l’avenir meilleur correspondrait au pire ;
La guerre c’est la paix : et voilà de retour,
Les conflit nourrissant un vieux rêve d’empire.
Pour un lopin de terre, on voit couler le sang
D’une jeunesse offerte à un dingue monarque,
Imbu de son image et d’un rêve pressant.
Dans l’Histoire il voudrait estampiller sa marque,
Comme autrefois l’ont fait les rois les plus puissants :
Jeunesse te voici dans l’infernale barque.
Tu péris sur l’autel d’une folie totale,
Pour graver les pages d'une éclipse fatale.
Une éclipse fatale © Mapomme

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