Des aveugles fixent les ténèbres des cieux,
Mais voient-ils le soleil ou sa lueur défunte ?
Les regards clairvoyants, autrefois si précieux,
Applaudissent l’éclipse et le pouvoir des juntes.
À l’instar d’Œdipe crevons nous donc les yeux,
Afin de ne pas voir se
confirmer nos craintes ;
On entend, ça et là, des discours séditieux
Qui ont laissé jadis une fatale empreinte.
La liberté solaire a ainsi dépéri,
Lorsqu’un peuple imprudent a cru à des promesses,
Qui ne sont que des mots dont le temps nous guérit.
Mais que de maux subis, qui sur notre âme laissent
La marque d’infâmie et les regrets nourris !
Une erreur, quelquefois, plus qu’une autre nous blesse.
N'admirez pas l'obscur qui promet le meilleur,
N'offrant qu'un or des fous au novice orpailleur !
jeudi 13 août 2026
Elégies nouvelles. Dans la nuit, des aveugles
Dans la nuit, des aveugles © Mapomme
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