Lorgnant l’écuelle qui demeure bien vide
Sanglier et renard espèrent un secours ;
Tous les jardins du coin sont devenus arides,
Et nul ne possède la moindre basse-cour.
Alors il faut mendier, sous un soleil torride,
Au bon cœur des voisins des proches alentours ;
Quelques peaux de melons, pour fruits des Hespérides,
Des restes de poulet, sont le menu du jour.
Leur pelage flotte, tellement ils sont maigres :
Qui prendra en pitié les mendiants du maquis ?
Les humains endurcis sont des pisse-vinaigre.
Le plus triste déchet est un cadeau exquis
Qui rendrait ces mendiants étrangement allègres :
Tous les deux se battraient pour cet infime acquis.
Dans quelques années, ayant tout épuisé,
Tous, nous traverserons des champs désertisés.
Les mendiants du maquis © Mapomme

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