Dans ma tête il y a un piano qui résonne,
Un piano boréal et de sublimes cieux
Qui chatoient au rythme des airs qu’on emprisonne
Depuis la tendre enfance et m’est resté précieux.
Je l’ai aimé d’autant que mon cœur emprisonne
Un regret du piano, instrument
trop spacieux,
Que je n’ai jamais eu, regret qu’hiver tisonne,
Aux neiges des frissons et des frimas otieux.
Aussi j’ai admiré ces accords qui maitrisent
L’instrument de mon cœur et de mon spleen d’antan ;
On a mésestimé l’ampleur de son emprise.
Ces rêves dédaignés nous hantent très longtemps,
Spectres inassouvis dont jamais ne se brisent
Les chaînes à leurs pieds, d’un poids les tourmentant.
Des chanteurs ont nourri de leurs accords modernes,
Tels des cieux boréaux, tous mes songes en berne.
Il suffisait d'apprendre les bases et de s'adapter aux airs du temps.

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