Pour l’humain le progrès est un fléau constant,
Versant une ciguë parmi les plus fatales ;
L’Éden tant espéré s’avère inconsistant,
Et il n’a pas de temple avec mille vestales
Au contraire, il est froid, inhumain et distant,
Puissance illimitée, intercontinentale ;
Elle met en péril l’équilibre existant,
Ultime plaie frappant l’économie vitale.
C’est une fois encor l'humain qui va morfler,
Écarté d’un éden où règne l’abondance ;
Par ce bannissement, on se fera enfler.
Misérable la troupe avec sa descendance,
Verront les dieux nouveaux, aux coffres surgonflés,
Exhiber leur fortune avec outrecuidance.
Ces dieux très passagers oublient les rébellions
Chassant de leur trône d'éphémères lions.

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