Dans quel rêve ai-je erré durant la nuit dernière ?
J’allais dans des couloirs sans issue, ténébreux,
Où mon âme égarée demeurait prisonnière
Du récit d’un conteur aux yeux d’un blanc vitreux.
Est-ce réalité qu’une ode sans lumière,
Mythique vérité d’un périple scabreux ?
Gardons-nous de la nuit ces impressions premières,
Dont un chaos mental assez malencontreux ?
Le matin est paré d’un vêtement nocturne
Où rêve et vérité se lient confusément,
Quand le conteur choisit le masque et les cothurnes.
Le chant de l’égaré n’a pas été vraiment :
Les brumes du songe, dans le jour taciturne,
Font un conte énoncé assez malaisément.
Comme la voie du jour tisse un voile fragile
Où l’aède se prend, malgré ses mots agiles !
Labyrinthe onirique © Mapomme

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