Contemplez nos regrets qu’un long
bec acéré
Dévore tel un foie livré au mont Caucase ;
En nos jeunes années, avec le cœur serré,
On recherche et on craint l’amour comme l’extase ;
J’avais cueilli un jour un baiser espéré,
Bredouillant, tout tremblant, une incertaine phrase ;
Il n’est pas de trésor par Jason déterré
Qui foudroie tout notre être et notre cœur embrase.
Les attristants romans parsemés de malheurs
Tissent la toile hideuse où les amours se prennent,
Où se prend l’amante, saisie de pâleur.
Puis, Tristan sans philtre, tes doutes t’entraînent
Vers des pays brumeux, dépourvus de chaleur,
Qui des jeunes passions feront périr les graines.
Ainsi, à trop lire de tristounets romans,
Ce qui va bien finit on ne sait trop comment.
lundi 17 août 2026
Elégies nouvelles. On ne sait trop comment
On ne sait trop comment © Mapomme
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