Je ne suis pas né à la maternité,
Mais
chez mes grands-parents au quatrième étage ;
J’ai
très peu quitté l’Île et, pour l’éternité,
De
sa folle beauté j’en demeure l’otage.
J’ai
toujours cru qu’ailleurs se ferait mon destin,
Puisque
le monde est grand et les cités
immenses ;
Nourri
par le soleil, je l’ai cherché d’instinct,
Car
sans un pur azur je frôle la démence.
Déjà
trop de béton, de goudron, de passants,
Trop
de bruits, de
fumées que crachent les bagnoles,
L’exercice
au marcheur s’avérant harassant ;
Déambuler
sans fin paraissait tartignole.
Je
détestais la ville, son boucan, ses autos,
Et
mon dernier boulot si loin
de la nature :
Je
songeais au village, au retour en bateau,
Puisqu’au
sein du passé serait ma vie future.
Partir
est édifiant, pour
trouver sa maison,
Celle
de mon enfance et de mes origines ;
Là,
je me sens chez moi, en toutes les saisons,
Entouré
de maquis où j’ai pris mes racines.
dimanche 27 juillet 2025
Élégies. Partir est édifiant
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