On buvait un café au bar du temps perdu,
Dedans
s’il faisait froid, sinon sur la terrasse,
Évoquant
nos espoirs en des ans très ardus,
Quand
en tous lieux naissaient des appétits voraces.
Mais
pour nous s’ouvriraient les voies du paradis,
Du
moins l’espérait-on, pétris de certitudes,
Pouvant
tout obtenir, sans avoir un radis
Hors
d’un pauvre diplôme au bout de nos études.
Le
monde avait changé, car les temps
opulents
Avaient
cessé d’un coup et c’était la galère
Pour
dégoter un job pour un net stimulant,
Car
le marché offrait d’assez maigres salaires.
C’était
la douche froide avec un Bac plus deux,
Des
contrats de trois mois payés à coup de
triques :
Adieu
les temps heureux aux salaires juteux,
Dans
une Europe ayant des parfums d’Amérique.
Du
bar nous changeâmes le véritable nom,
Pour
bar du temps perdu, pour les vaines
années
Passées
à étudier pour gagner moins de ronds
Que
le SMIC et voir choir nous illusions fanées.
dimanche 3 août 2025
Réminiscences. Le bar du temps perdu
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