Au fond, que sommes nous ?
Quelques brins d’herbe au vent
Emportés
malgré eux ; une branche brisée
Que
charrie le torrent furieux et éprouvant
Dans
l’écume des jours et
l’onde
hystérisée.
Dans
ce flot sont noyés les rêves d’autrefois,
Les
espoirs d’avenir que l’on voulait grandiose,
Mais,
par la porte étroite, ils ne passent l'octroi,
Ne pouvant espérer une vie en
symbiose !
Les
murs de la chambre dont le vert s’est éteint
Le
vert des beaux espoirs, à présent mis en berne,
Est
la cage aux forêts de simple papier peint,
Sans
horizon au loin, dans une prison terne.
Les
romans mensongers allument des brasiers
Qui
bercent les soirées dont les voiles
diaphanes
Font
danser des lointains aux sièges en osier,
Et
des cieux étoilés sans nues qui les
profanent.
Jeune
et désabusée, dans la sombre maison,
La
prison conjugale où nul rayon ne rentre,
Pour
caresser la peau d’un brin de déraison ;
Sans
l’extase, un devoir pour que gonfle ce ventre.
vendredi 1 août 2025
Élégies. De quoi sont faits les jours ?
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