Il faut être asocial pour pratiquer un art
Et se couper ainsi des pollutions mentales
Des débats outrageant le mutisme peinard
Des trappistes distants des dilutions fatales.
Que de tranches de vie gâchées sous l’étendard
Instants précieux noyés dans l’écume brutale
Des stupides torrents des diatribes standard
Se plaisant dans la boue la haine et le scandale.
L’artiste est misanthrope en lui-même reclus
Se protégeant du bruit bourdonnant de la foule
Mathématiquement de toute ruche exclu.
Très souvent les cités qui sous le nombre croulent
Lui font choisir des bourgs repos d’esprits perclus
Quand l’idée posément sans barrage s’écoule.
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