dimanche 11 juillet 2021
Elégies. Les branches émondées au gré d’un fol hasard
Elégies. Une part de néant pour qui veut l’absolu
samedi 10 juillet 2021
Nouveau Siècle. Au bûcher de Salem offrons tout penseur libre
Tous les Torquemada lâches inquisiteurs
Pointent d’un doigt sectaire et foudroient de leur haine
La différence honnie livrée à la Géhenne
Du Moloch des réseaux aveugles serviteurs
Comme une meute aboie cerbères tourmenteurs
L’ivresse du nombre rend la parole obscène
D’excréments corrompus par la pensée malsaine
Leurs gueules exhalant d’horribles puanteurs
Quand éructe la meute dans sa bêtise crasse
Sans joug l’Obstiné fend l’écumant Achéron
Méprisant les Harpies qui pourtant le pourchassent
Répondant au Haro ! les sombres lycaons
Sur le libre penseur se jetteront en masse
Il reste droit et fier sans même voir Charon
À toutes celles et ceux que la Meute harcèle
vendredi 2 juillet 2021
Elégies. Part d’ombre et de lumière, où naîtra la frontière ?
mardi 29 juin 2021
Elégies. Le temps est mon allié ! dit-il voici longtemps
dimanche 27 juin 2021
Elegies. Dans ma boule j’ai vu des mondes tristes et laids
Dans ma boule j’ai vu des jours tristes et laids
Si mon songe était vrai palsembleu quelle poisse !
J’ai peur de m’endormir pour l’éternel couplet
Des prés agonisant sous un soleil peu joisse
Explorant l’écho vain d’un déserté palais
J’haranguerai en pleurs prêtre aigri sans paroisse
J’ai peur de m’éveiller d’un songe qui déplaît
Que le rêve mauvais plus jamais ne s’efface
Que la réalité soit un chaos complet
Que le monde ait changé à tout jamais de face
Mais stérile est le sein Plus aucun lait n’en coule
Dormeurs éveillez-vous avant que tout s’écroule !
samedi 26 juin 2021
Elegies. Le cimetière obscur où vont les éléphants
Sitôt qu’on vient au monde on va mû par l’instinct
Pour nourrir sa mémoire infinie et vorace
D’amitiés et d’amour d’espoirs et de disgrâce
Lorsque nous terrasse la force du Destin
Combien de sabliers pour le désert du Temps ?
Éléphants nous laissons une éphémère trace
Qu’un vent de la savane en permanence efface
Au cimetière allons vers un sort rebutant
Les poches alourdies de souvenirs de photos
Aux blafardes couleurs des amis qu’on embrasse
D’un quart d’heure anonyme une gloire fugace
Qui surviendrait trop tard ou s’enfuirait trop tôt
Sitôt qu’on a compris la vacuité de naître
Pèse plus qu’un Globe l’inanité d’un être




