Lors des siècles passés,
on fessait les enfants
Qui
faisaient des bêtises et de fréquents caprices ;
Le
droit des temps présents, depuis peu les défend
Car
elles paraissaient trop proches d’un sévice.
Mais
il est des esprits rétifs à la raison,
Qui
tire trop souvent sur la corde robuste
Qu’à
force elle rompra, au bout d’une saison,
Nous
poussant à user de la sanction vétuste.
Lorsqu’on
a tout tenté, expliqué en détail,
Se
heurtant à un mur, on en perdrait patience ;
Le
job d’un éleveur qui guide son bétail,
Avec
certains enfants fait appel à la science.
Aux
USA, on voit l’ancien nouvel élu
Qui
ne respecte rien et joue avec les
flammes ;
Il
ne lit aucun code et agit en calu,
N’écoutant
nul conseil et encor moins les blâmes.
Des
juges, par bonheur, lui donnent souvent tort,
Lui
filant la fessée qu’on trouve justifiée ;
Il
pleure et se débat, crie et hurle à mort,
Ayant
pour un instant, les fesses tuméfiées.
vendredi 13 juin 2025
Élégies. La fessée méritée
jeudi 12 juin 2025
Élégies. Dis-moi quel est ton but !
Dis-moi quel est ton but, amoureux du chaos,
Toi
qu’on voit incendier sans raison des bagnoles :
De Dieu,
te voudrais-tu le tout nouveau fléau,
Qui pille sans chanter
l’air de la carmagnole ?
La
folie se répand dans les jeunes esprits,
Qui
agissent souvent tels de vrais sociopathes ;
Au
mal qu’ils font subir n’attachant aucun prix,
Ils
cassent, chouravent et puis se carapatent.
Ils
attaquent les flics, leur jetant des pavés,
Pour
mieux défier l’État
et pour cracher sur l’Ordre ;
Si
le pays n’est pas ce dont ils ont rêvé,
Est-ce
un motif fondé pour agresser et mordre ?
J’ai
été effaré quand sortit GTA,
Où
on marquait des points en commettant des crimes ;
Peut-on
être surpris si l’on restait
béats
Quand
un meurtre commis offrait
des points en prime ?
Les
films sont violents et nul ne se
repent
En
ôtant une vie si riche de promesses ;
Un
pernicieux serpent, dans les âmes
rampant,
Embrume
les esprits de volutes épaisses.
Élégies. Le pompier pyromane
Le pompier nous prévient que l’incendie
menace
Et
qu’il va ravager le pays en entier !
Il
voit une étincelle et sa folie tenace
Le
pousse à entreprendre un immense chantier.
Un
flambeau à la main, il trace un petit cercle,
Pour
brûler une zone où un feu peut surgir ;
Or
le feu s’élargit et il n’est de couvercle
Qui
pourrait l’étouffer : il se doit donc d’agir !
Il
refait un cercle d’ample
superficie,
Lequel
se propage, lorsque l’autre s’éteint ;
Il
devient le maître des pires idioties,
Réputé
en tous lieux comme roi des crétins.
«Je
vous avais bien dit que la menace est grande !»
Mais
l’aurait-elle été si rien n’eût
été fait ?
Le
remède à un mal se révèle une offrande
Dont
un pompier sensé discerne les effets.
En pompier pyromane, il souffle
sur les braises,
Car
son but était bien de propager les maux ;
Il
sait bien ce qu’il fait et ne va pas aux
fraises,
S’il
dit des étrangers qu’ils sont des animaux !
samedi 7 juin 2025
Élégies. Monarques de la Tech
Pourquoi donner le vote à la foule des gueux,
Qui
veulent une chose et puis tout son contraire ?
Ce
peuple versatile est très souvent fougueux,
Mais
par de creux discours se laissant trop distraire.
Les
monarques régnant sur Silicon
Valley
Voudraient
que les humains à jamais leur consentent
Un pouvoir sur le monde assez inégalé,
Pour
mieux nous ponctionner de façon indécente.
Si
nous sommes idiots, un peu incompétents,
Vaudrait-il
mieux se fier à ceux qui licencient
Huit
salariés sur dix, d’un seul coup en twittant,
Même
ceux qu’aujourd’hui vraiment ils apprécient ?
Monarques
de la Tech, leur pouvoir absolu
Que
soutient un colosse aux pieds hélas d’argile,
Est-il
tant solide pour gager leur salut,
Lors
d’un krach boursier, le rendant très fragile ?
Un
pouvoir absolu connaîtra nos secrets,
Que
nous livrons confiants sur ma vie et la
tienne ;
Ces
génies auront-ils toujours le même attrait,
Si,
pour une objection, au gnouf ils nous détiennent ?
Élégies. Banalité du Mal
Le Mal n’est pas banal : il vient
banalement,
Mettant sous ses souliers une épaisseur de
feutre.
Il naît par négligence et non fatalement,
Quand,
face aux changements, nous voulons rester neutres .
On
s’enivre de mots, puissance ou bien grandeur,
D’un
passé renaissant, de lendemains épiques,
D’un
pays retrouvant sa ranimée splendeur,
D’un
futur éternel, d’un destin utopique.
Ainsi,
sans le savoir, on entre dans la nuit,
Ne
voyant que l’éclat d’une dansante torche
Qui
teinte d’un faux or un beau palais qui luit ;
Mais
que d’horreurs sitôt qu’on a franchi son porche.
On
trahit la Raison que crame ce
flambeau,
Qui
aveugle, de plus, le leg
de la pensée,
Aux
sublimes écrits, désormais en lambeaux,
De
la philosophie faussée et offensée.
Les
peuples sont guidés par l’instinct animal,
Qui
fait aimer la force et l’éclat d’un empire
Véhiculant
l’enfer, dans
l’ivresse du Mal ;
On
marche, pas à pas, du meilleur vers le pire.
mardi 3 juin 2025
Élégies. Des propos incendiaires
Nous devons nous défier des propos
incendiaires
Que
tiennent des cinglés espérant embraser
Les
nations qui ont mis
l’arme à la
grenadière,
Qu’ils
veulent à jamais, sous leurs pieds, écraser.
Ce
sont des amoureux des pouvoirs les plus sombres,
Dont
les démocraties ont triomphé jadis ;
Les
cendres du tyran brûlaient dans les décombres,
En
laissant espérer un futur paradis.
L’Éden
est un enfer mou et abominable,
Dont
ils veulent briser lois et constitutions ;
Adeptes
des profits, des excès intenables,
Ils
pointent les acquis de la Révolution.
La
fragile opinion est un ballot de paille
Que
pourrait enflammer l’étincelle d’un mot :
Ces
gens, sur notre dos, aiment faire ripaille,
Venant
sans solutions et apportant des maux.
Voulant chasser nos lois et
leurs meilleurs principes,
Ils
rêvent de tirer
du chaos des
milliards,
En
opposant des blocs qui se tiennent en grippe,
S’affrontant
trop souvent sur des points vétillards.
lundi 2 juin 2025
Élégies. La source de la haine
Qui peut déterminer la source de la haine,
Qui
jaillit d’un seul coup, aveuglant
des esprits
Et
transformant le monde en nouvelle géhenne ?
Cet
incurable excès s’avère mal compris.
On
nourrit dans les cœurs un violent
ostracisme,
Né
de la religion ou la couleur de peau ;
Le
refus de l’autre, à l’instar du fascisme,
Qui
vient nous empêcher de trouver le repos.
Par
ce chancre absolu, la raison est rongée :
L’autre
est, «l’unique
objet de mon ressentiment !»
Et, ainsi, des âmes vers la nuit sont plongées,
Ressassant
la haine qui les rendra déments.
On
flingue son voisin ou on fauche une foule,
Au
nom de son rejet, se croyant en
mission ;
Qu’importe
la raison : il faut que le sang coule
Pour
assouvir ce mal sans nulle inhibition.
Vêtu
du noble habit d’une «juste»
cause,
Le
faux héros tuera, perçu en assassin,
Car
nul ne le verra, héroïque et grandiose,
Servant
un idéal sincère et presque saint !






