Il y a un avant et bien sûr un après :
Ceci
dit, j’enfonce
bien des portes ouvertes.
Mais
il était un temps où nous vivions tout près
D’un
grand conflit mondial menant
à notre perte.
Tel
un fleuve sorti d’un seul coup de son lit,
L’Amérique
y revient pour gérer sa puissance ;
L’Europe,
continent dont l’étoile a pâli,
Doit
gérer ses soucis avec des réticences.
Une
génération n’ayant connu ce temps,
A frémi au seul mot d’une affreuse menace,
Qu’un
lointain ennemi, sur un air entêtant,
Agite en la sachant dans l’effort peu
tenace.
C’est
un profond fossé entre jeunes et vieux,
Les
premiers ne vivant qu’un rêve pacifique,
Les
chenus connaissant de pires contentieux,
Puis
cinquante années jugées plus
bénéfiques.
Nucléaire,
affreux mot d’un conflit sans pardon,
Résonnant tel un sort que chaque être réprouve !
Dans
un débat sans fin, tremblants, nous nous perdons,
Quand
un fleuve soudain son ancien lit retrouve.
jeudi 6 mars 2025
Élégies. Dans l’ouate de la paix
lundi 3 mars 2025
Élégies. La Terre est un bizness
Des barbares venant pousser des incursions
Dans de riches contrées, quitte à faire une entorse
À des traités trahis par cette submersion.
« Je viens pour extorquer tes fruits de l’opulence,
Et je repartirai après t’avoir pillé ! »
C’est la part du guerrier qui vit de la violence,
Dans les riches greniers s’en venant grappiller.
Les progrès de la science ont joué sur les armes,
Mais le but des conflits a le même objectif :
Cueillir le fruit d’autrui, en venant sans vacarme,
Pourvoir à ses besoins par un sac sélectif.
Les grandes puissances, depuis des décennies,
Prennent aux plus faibles pour que les plus féconds
S’emplissent les poches, quand un mauvais génie,
Trouvant un bon motif, franchit le Rubicon.
« Pour m’offrir tes trésors, ratifie-moi sur l’heure
Ce pacte avantageux pour tripler mes avoirs ! »
Interloqués, on voit des rois faire leur beurre,
Sans penser aux effets qu’impliquent leurs devoirs.
Appauvrir les pauvres, enrichir les riches,
Embrasser l’ennemi, trahir tous ses alliés,
Assécher le pays, mettre les champs en friche,
Nous laisse tous sans voix : ce chef est fou à lier !
Élégies. La déesse de l’ombre
L’enfant est à ses pieds, tel un boulet qu’on
traîne,
Le boulet d’un bagnard privé
de liberté ;
Liberté tant chérie, combien pèsent les
chaînes
Des conventions faites pour
ainsi l’écarter
!
La vie s’offrait à elle, à l’instar d’une
pomme,
Rouge, mûre et juteuse, à croquer goulûment,
Sans
même réfléchir qu’aux pesants codes d’hommes
Obéira
la femme, cloîtrée résolument.
Quel
étrange cocktail issu d’une naissance,
Libérant
la saveur d’un d’un morose bonheur !
D’un
génie créateur,
on ressent la puissance,
Mais
l’homme jouira des plus fervents
honneurs.
À
l’ombre le travail, au
père la lumière !
De
la jeunesse on passe à l’âge des devoirs,
Sachant
que sa fille, n’aura
en la matière
Qu’un
très bref âge d’or, mais
privée de savoirs.
Comment
être optimiste, avoir les yeux qui brillent,
Lorsqu’on
est esclave, corvéable à merci ?
L’épais
rideau cloître, telle une belle grille,
Et
coule ainsi le temps, triste et sans but précis.
dimanche 2 mars 2025
Élégies. Négocier un bon deal
Seule compte la force en vue de la fortune,
Quand la folie d’un homme entraîne des conflits,
Pour
des trésors enfouis, et qu'un pacte importune
Afin
de l’usurper
sans que ça fasse un pli.
C’est l’eau dans le désert ou des minéraux rares,
Qui éveille un bizness fait au son du canon !
Mourez
pour la patrie, dans
la guerre barbare,
Afin
qu’un mémorial affiche votre nom !
Modestes
vous êtes, mais aurez cette gloire
Du
noble sacrifice
en ces âges troublés :
Honorons vos cendres qui ont marqué l’histoire,
Et
qui nous ont permis de nous faire du blé !
Voilà
bien le discours d’un faux
nationalisme,
Que
les culs cousus d’or aux
foules ont vendu,
Car
l’ombre du
drapeau masque un féodalisme,
Pour
que les grands pouvoirs se trouvent étendus.
Négocier
un bon deal fait
bouger les frontières,
Lorsque
le plus faible par le fort est contraint :
De
tels faits sont présents sur la Terre entière,
Où
les rois conquérants furent des malandrins.
Élégies. La voix de son banquier
Le sentiment d’être le maître d’un
empire
Fait bomber le torse d’un blondasse crétin ;
Qu’il
est inébriant
de menacer du pire
Des alliés dont l’éclat, peu à peu,
s’est éteint !
Le rodomont béat sourit face à la
foule,
Affichant
l’air benêt
d’un être suffisant :
D’aucuns disent alors « Ce
bougre en perd la boule ! »
Et ce
n’était pas mieux, voici plus de dix ans.
Cet homme
d’affaires, au bord de la faillite,
Fut sauvé par l’argent
qu’ont alors balancé
Quelques mafieux russes voyant que
périclite
L’empire du dadais qui se vit relancé.
Faut-il
donc s’étonner des ultimes diatribes,
Où
il vient s’aligner sur l’ancien ennemi ?
Il l'a toujours montré, mais formulé par bribes,
Sans
alors s’avérer simple vassal soumis.
Crachant
sur ses alliés, il cherche la rupture,
Dépourvu
de boussole autre que le pognon ;
C’est
la voix du banquier qu’il colporte, immature,
Délaissant,
un à un, ses anciens compagnons.
samedi 1 mars 2025
Élégies. Quand la flamme s’éteint
J’avais vu la photo des migrants arrivant,
Au
début d’un siècle semé de grandes guerres,
Apercevant
New York, les buildings s’élevant,
Et
l’immense statue qui notre monde éclaire.
C’était la Liberté qui
tenait un flambeau,
Promettant
un futur où la vie s’améliore !
Les
migrants arrivent d’un
passé en lambeaux,
Mais
qu’un esprit nouveau follement élabore.
Quel
symbole inspirant, quel songe merveilleux,
Nous
disant : « Toi qui viens, chez nous pour y renaître,
Si
tu sais te montrer assez industrieux,
Tu
connaîtras alors la joie et le bien-être ! »
Hélas !
Trois fois hélas ! Ayant les yeux
bandés,
La
Liberté n’a vu que la flamme est éteinte :
Les
pays non-vassaux se voient vilipendés
Et
leur gorge ressent une puissante étreinte !
Les
libertés gravées sur la table des lois,
Ont
été annulées par une signature,
Au
bas d’un vil décret, qui
offre des emplois
Aux
très riches bannis de quelques dictatures.
Élégies. Comment se faire entendre ?
Lorsque les chiens
aboient, comment
se faire entendre ?
La
meute est enragée et croient trouver un cerf
Qui,
sans combattre doit
piteusement se
rendre :
La
gueule grande ouverte, ils hurlent de concert.
Les chiens se pourlèchent en
vue de la curée,
Mais
le cerf leur
révèle un caractère de chien :
Bien
que sa position se voit mal assurée,
Il
sait
montrer les dents et
ne cède sur rien.
Les
dogues sont furieux et jouent la comédie :
«
Proie, comment oses-tu affronter ton
seigneur,
Qui
ne veut qu’un cuisseau, sans nulle perfidie,
Ton
ennemi étant un carnassier saigneur ? »
La
scène n’a pas lieu dans des fourrés sauvages,
Loin
des humaines lois, en
toute discrétion :
Cette
meute s’est crue aux temps de l’esclavage,
Ne voyant que des serfs dans toutes les nations.
Jamais
on n’a vu ça, hormis
en dictature,
Que
les chiens, face au monde,
abusent
du pouvoir,
Sans
laminer les cerfs, montrant leur vraie nature,
Cruelle
et vorace, sans devoir ni savoir.






