Le miroir me renvoie un reflet inconnu,
Qui
semble me fixer depuis une fenêtre ;
Le temps a tant
passé, tel un flot continu,
Que je vois un autre, différent de
mon être.
Sans arrêt fuient
les ans entre nos gauches doigts,
Ce
temps impréhensible inspirant bien des stances ;
Puis
un jour se reflète un visage aux abois,
Plus
vieux et plus aigri par la terne existence.
Si
le monde d’antan, façonné d’illusions,
Qui
voyait l’avenir idyllique et grandiose,
Se
voyait tel qu’il est, vivant
sous perfusion
D’appétits
matériels, cette métamorphose
L’ébranlerait
aussi, autant que mon reflet !
Quel
est cet étranger, à la vie ineffable,
Porté
par le courant ? C’est un vrai camouflet
Pour
les futurs rêvés, un mal non absolvable !
Où est passé l’Espoir,
autrefois m'aveuglant,
Traçant
des horizons au-delà du possible ?
L’avenir
racorni offre un échec cinglant,
Laissant
place au réel des regrets indicibles.
dimanche 29 juin 2025
Élégies. Ne plus se reconnaître
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