Faudrait-il qu’on se fie à
des joueurs d’échec,
Qui,
selon ce qu’on dit, ont quelques coups d’avance ?
Notre pauvre schéma ne vaut pas un
kopeck,
Car
un esprit retors reste sans concurrence.
Sur
l’échiquier, leurs fous sont assez
singuliers,
En prenant la forme d’une mortelle
ogive,
Qu’un
peuple embourgeoisé craint en particulier,
Qui
sitôt se défend, sans nulle initiative.
«Menace
nucléaire» est un message affreux
Qui
peut mener le monde à sa tragique perte ;
Il
s’imagine errant sous des cieux ténébreux,
Dans
de sèches vallées,
sans un brin d’herbe verte.
La
folie d’un pouvoir qui se croit un destin,
Qui
espère avaler une partie du monde,
Et
pense détenir un infaillible instinct,
Oublie
que de leur fin les exemples abondent.
Les
maîtres des échecs, plus loin que l’horizon,
Imaginent
des plans qui semblent imparables,
Mais,
regardant trop loin, sont pris de déraison,
Butant
sur un écueil amplement repérable.
jeudi 26 juin 2025
Élégies. Jouer avec nos vies
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