vendredi 4 septembre 2026

Elégies nouvelles. À la sueur du front

  

La canicule est là, pour la cinquième fois,
On fond, goutte à goutte, pour une longue peine ;
Si nous sommes sages, faisant ce qu’il se doit,
Dans dix ans on ira sans perdre ainsi haleine.

Marcher est un supplice et c’est avec effroi
Qu’on met le nez dehors, où un peuple se traîne ;
On se rend au super, où on ressent le froid,
Où légumes et fruits vident nos bas de laine.  

Le paysan se plaint en parcourant son champ :
La terre est craquelée et sa récolte maigre
Ne paie pas son labeur ; son banquier le fâchant

Exige des rentrées et ça tourne au vinaigre ;
Dans la rue, le péquin dégouline en marchant,
Regrettant les étés aux souvenirs allègres.

Reverrons-nous ces jours dans un futur lointain
Ou alors ce monde se sera-t-il éteint ?

A la sueur du front © Mapomme

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