Alors, c'est décidé, paradoxal humain ?
Tu déclines l'offre d'une éternelle vie,
Empruntant sur les flots un périlleux chemin
Où ton embarcation toujours sera suivie.
Ton épouse, peut-être, a accordé sa main
À quelque prétendant qui l’aura asservie ;
Et qui sait si ton fils, avant le lendemain,
Aura fini sa vie, par l’imposteur ravie ?
Un dieu farouche attend pour venger son enfant,
Sur ces flots incertains aux tombes abyssales,
Que nul pleur d’un parent des frissons ne défend.
Peut-être un prétendant parade dans ta salle,
Pourchassant tes parents que son épée pourfend,
Tandis que ton père porte des habits sales.
« Si je restais ici, qu’on me suppose mort,
Croirais-tu, Calypso, que j’irais sans remords ? »
Paradoxal humain © Mapomme

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