On ne peut augurer quand surgiront les maux
Qui s’abattront sur nous sans la moindre Pandore,
Mais on peut pressentir qu’un simple tyranneau,
Pourra ressusciter les tourments qu’on abhorre.
Dès lors se voient brisés les utiles travaux,
Soumises à la furia des barbares cohortes ;
L’incendie et la mort, sur les pays rivaux,
Font tomber peu à peu toutes les places-fortes.
Chacun vivait en paix, à l’ombre des traités,
Qu’on croyait éternels ; le désir de conquêtes
Que nul front ne saura un instant arrêter,
Quand nul garde en la tour vers le lointain ne guette :
Sur des lieux pacifiés qui donc voudrait bretter,
Car à l’âge d’airain nulle contrée n’est prête ?
On oublie que la paix est un bref intervalle
Entre deux puissances depuis toujours rivales.
Les forces du chaos © Mapomme

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