Le chemin nous conduit vers l’immortalité,
Tant les progrès sont grands en science médicale ;
On fait des longues vies une banalité,
Quitte à nous momifier de façon radicale.
Hélas, le temps s’enfuit, si vite en vérité,
Et lentement spolie de la force vitale ;
Il défait nos savoirs, patiemment hérités
Des livres, des soirées, d’amitiés capitales.
De l’eau entre nos doigts : tels seront les instants,
Archivés patiemment tout au long des années,
De ce qui a paru un théâtre constant.
Plusieurs vies dans la vie et des joies surannées,
Des drames, du labeur, un chemin persistant,
S’étiolent peu à peu comme des fleurs fanées.
De la chaise au fauteuil, on redoute le terme
Du livre d'une vie que chaque jour referme.
Eheu ! Tempus fugit © Mapomme
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